Votre parking dépasse 1 500 m² et la date du 1er juillet 2026 est déjà passée. Vous gérez un site logistique, un centre commercial ou un équipement public et vous ne savez pas si le report à 2028 ou à 2030 vous concerne. Votre prestataire évoque la loi APER, la loi Huwart et un décret du 7 septembre 2026 sans que le calendrier soit clair. Cet article distingue les régimes applicables, fait le point sur les échéances à la date du 28 octobre 2026 et détaille les décisions à prendre avant la fin de l’année. Novha Solaire, installateur photovoltaïque en Auvergne-Rhône-Alpes, vous aide à passer de l’obligation au projet.
Loi APER parking : qui est concerné et que dit l’article 40 ?
La loi APER (loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables) impose, par son article 40, d’équiper les grands parkings extérieurs d’ombrières. Tout parc de stationnement extérieur de plus de 1 500 m² doit être couvert, sur au moins la moitié de sa superficie, par des dispositifs d’ombrage qui produisent de l’énergie renouvelable. Dans la pratique, il s’agit presque toujours d’ombrières photovoltaïques.
L’obligation vise le parking lui-même, quel que soit son propriétaire : commerces, sites logistiques et industriels, bailleurs, collectivités. Elle concerne les parkings existants au 1er juillet 2023 et les parkings neufs dont l’autorisation d’urbanisme a été déposée après le 10 mars 2023. Un décret d’application a été pris le 13 novembre 2024 (décret n° 2024-1023). Le texte a ensuite été modifié par la loi Huwart du 26 novembre 2025, puis complété par un décret du 7 septembre 2026.
Pour étudier un projet, appuyez-vous sur un installateur photovoltaïque certifié en Auvergne-Rhône-Alpes capable de calculer la surface assujettie et de chiffrer les options. Voici l’essentiel à retenir avant d’entrer dans le détail :
- Seuil : parkings extérieurs de plus de 1 500 m².
- Taux : au moins la moitié de la superficie du parking.
- Dispositifs : ombrières produisant de l’énergie renouvelable, avec des assouplissements depuis la loi Huwart.
- Échéances : 1er juillet 2026 pour les parkings de 10 000 m² et plus, 1er juillet 2028 pour ceux de 1 500 à 10 000 m², avec report possible sous conditions.
- Sanction : amende annuelle pouvant atteindre 40 000 € ou 20 000 € selon la taille du parking.
Quel régime s’applique à votre parking ? Les distinguer sans se tromper
La confusion vient de la superposition de plusieurs textes. Trois critères suffisent pour vous orienter : la date d’existence ou d’autorisation du parking, sa surface et son mode de gestion (en direct ou en concession). Le tableau ci-dessous résume les situations. Les rubriques suivantes détaillent chacune d’elles.
| Situation du parking | Texte applicable | Surface | Échéance de conformité |
|---|---|---|---|
| Existant au 1er juillet 2023, géré en direct | Article 40 de la loi APER | 10 000 m² et plus | 1er juillet 2026 (report possible au 1er janvier 2028 sous conditions) |
| Existant au 1er juillet 2023, géré en direct | Article 40 de la loi APER | De 1 500 à 10 000 m² | 1er juillet 2028 (report possible au 1er janvier 2030 sous conditions) |
| Neuf (autorisation d’urbanisme déposée après le 10 mars 2023) | Article 40 et décret du 13 novembre 2024 | Plus de 1 500 m² | Dès la livraison du parking |
| Neuf, en rénovation lourde, ou contrat de gestion conclu ou renouvelé depuis le 1er janvier 2024 | Article 101 de la loi Climat et Résilience, en plus de l’article 40 selon la surface | Plus de 500 m², parc lié à certains bâtiments ou ouvert au public | À la création, à la rénovation lourde ou au renouvellement du contrat |
| Géré en concession ou en délégation de service public | Article 40, calendrier propre | Plus de 1 500 m² | Lié à la conclusion ou au renouvellement du contrat : à vérifier au cas par cas |
Parking existant au 1er juillet 2023 : le régime de l’article 40
C’est le cas le plus fréquent. Les parkings de 10 000 m² et plus devaient être conformes au 1er juillet 2026, ceux de 1 500 à 10 000 m² doivent l’être au 1er juillet 2028. Ces dates valent pour les parkings qui ne sont pas gérés en concession ou en délégation de service public. Elles peuvent être repoussées de dix-huit mois sous conditions précises, détaillées plus bas.
Parking neuf ou rénové : l’article 101 de la loi Climat s’ajoute
L’article 101 de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 poursuit un autre objectif : l’ombrage et la gestion des eaux pluviales. Il vise les parcs extérieurs de plus de 500 m² liés à certains bâtiments économiques ou administratifs, ou ouverts au public. Il s’applique aux parcs neufs, aux parcs en rénovation lourde et à ceux dont le contrat de gestion ou le bail est conclu ou renouvelé depuis le 1er janvier 2024.
Il impose des dispositifs de gestion des eaux pluviales et un ombrage sur la moitié de la surface, par des arbres ou par des ombrières produisant de l’énergie renouvelable. Un décret du 18 décembre 2023 et un arrêté du 5 mars 2024 précisent notamment les cas d’exonération. Un même parking peut relever des deux textes : Photovoltaique.info indique que ces règles sont cumulatives, d’où l’intérêt de les examiner ensemble.
Parking en concession ou en délégation de service public
Pour les parkings gérés en concession ou en délégation de service public, l’article 40 prévoit un calendrier distinct, lié à la conclusion ou au renouvellement du contrat. Les dates de juillet 2026 et de juillet 2028 ne s’appliquent donc pas automatiquement. Si votre parking est concédé, faites analyser le contrat et son échéance avant de fixer un plan d’action : c’est le point qui demande le plus de vérifications au cas par cas.
Cas particuliers : poids lourds, sites à risque technologique, outre-mer
Le décret du 13 novembre 2024 prévoit une dérogation pour les parkings de poids lourds lorsque l’installation ne peut techniquement éviter d’aggraver un risque technologique. Les conditions applicables aux installations classées qui accueillent des véhicules de marchandises dangereuses sont renvoyées à un arrêté. Les règles propres aux parkings poids lourds n’étaient pas toutes publiées lors de notre vérification, et l’outre-mer relève de seuils spécifiques fixés par un autre texte. Si vous êtes dans l’un de ces cas, un avis juridique est indispensable.
Calendrier : les échéances de la loi APER à fin octobre 2026
Le 1er juillet 2026 est passé. Pour les parkings de 10 000 m² et plus, l’échéance initiale est donc dépassée. Le calendrier n’est pas pour autant figé : la loi Huwart et le décret du 7 septembre 2026 permettent un report sous conditions, et l’amende n’est pas automatique le jour de l’échéance. Elle suit une procédure engagée par le préfet.
Parkings de 10 000 m² et plus
L’échéance initiale était fixée au 1er juillet 2026. Le report au 1er janvier 2028 est possible si trois conditions sont réunies : un contrat d’engagement assorti d’un acompte conclu au plus tard le 30 juin 2026, un bon de commande conclu avant le 31 décembre 2026, et des modules qui respectent les critères du décret du 7 septembre 2026.
Parkings de 1 500 à 10 000 m²
L’échéance initiale est le 1er juillet 2028. Le report au 1er janvier 2030 suppose un contrat d’engagement avec acompte conclu au plus tard le 30 juin 2027, un bon de commande conclu avant le 31 décembre 2027 et des modules conformes au décret.
Les dates à ne pas manquer à partir d’octobre 2026
- 31 décembre 2026 : bon de commande à conclure pour les parkings de 10 000 m² et plus qui ont signé leur contrat d’engagement avant le 30 juin 2026.
- 30 juin 2027 : dernier jour pour signer le contrat d’engagement avec acompte (parkings de 1 500 à 10 000 m²).
- 31 décembre 2027 : bon de commande à conclure (parkings de 1 500 à 10 000 m²).
- 1er janvier 2028 : fin du délai d’installation pour les parkings de 10 000 m² et plus qui bénéficient du report.
- 1er juillet 2028 : échéance initiale pour les parkings de 1 500 à 10 000 m² sans report.
- 1er janvier 2030 : fin du délai d’installation pour les parkings de 1 500 à 10 000 m² qui bénéficient du report.
Loi Huwart : ce qui change pour les parkings depuis novembre 2025
La loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025 de simplification du droit de l’urbanisme et du logement, dite loi Huwart, modifie l’article 40 sur plusieurs points. Elle ne supprime pas l’obligation : elle en assouplit les modalités et ouvre des reports. Avant elle, la loi Industrie verte du 23 octobre 2023 permettait déjà un report pour les parkings de plus de 10 000 m². La loi Huwart étend cette logique aux parkings de 1 500 à 10 000 m².
Le procédé mixte : ombrières photovoltaïques et végétalisation
L’obligation est remplie si, sur au moins la moitié de la superficie, des ombrières couvrent au moins 35 % de cette moitié et si des dispositifs végétalisés, comme des arbres ou des pergolas végétalisées, ombragent le reste. Avec des ombrières photovoltaïques seules, cela revient à 17,5 % de la surface totale du parking, contre 50 % auparavant.
Pour un parking de 3 000 m², cela représente environ 525 m² d’ombrières au lieu de 1 500 m². Ce calcul simplifié suppose que la surface retenue est celle du parking : la méthode exacte suit le décret d’application, et les dispositifs végétalisés doivent offrir un ombrage équivalent.
Deux autres changements méritent attention. Les règles des plans locaux d’urbanisme ne peuvent plus interdire ni limiter ces dispositifs, ce qui simplifie l’instruction sans dispenser d’autorisation d’urbanisme. Et un dispositif d’énergie renouvelable sans ombrière peut remplir tout ou partie de l’obligation, à condition de produire autant d’énergie qu’une ombrière. Le seuil de 1 500 m², le taux de la moitié de la superficie et l’amende annuelle ne changent pas.
Report des échéances : les conditions fixées par le décret du 7 septembre 2026
Le décret n° 2026-842 du 7 septembre 2026, publié au Journal officiel le 8 septembre, précise les caractéristiques des panneaux qui ouvrent droit au report. Il abroge le décret du 3 décembre 2024 sur le même sujet. Le gouvernement assume une préférence européenne : l’objectif est de soutenir une filière photovoltaïque européenne plus résiliente.
Les critères que doivent respecter les modules
Les conditions sont cumulatives : un seul critère rempli ne suffit pas. Elles portent sur la performance du module (voir notre article sur le rendement d’un panneau solaire), son empreinte carbone, ses garanties et son origine :
- Rendement strictement supérieur à 22 %.
- Baisse annuelle d’efficacité, après la première année, inférieure à 0,4 %.
- Évaluation carbone simplifiée inférieure à 740 kgCO2eq/kWc.
- Garantie produit d’au moins 12 ans.
- Garantie de performance d’au moins 30 ans, assurant au moins 80 % de la puissance nominale.
- Résilience d’approvisionnement : pour les parkings de 1 500 à 10 000 m², assemblage des modules dans l’Espace économique européen et cellules non fabriquées dans un pays tiers qui fournit plus de 50 % des panneaux de l’Union ; pour les parkings de 10 000 m² et plus, assemblage par une entreprise qui ne produit pas principalement dans ce pays tiers.
Attestation, contrat et contrôles
Les caractéristiques exigées doivent figurer dans le contrat d’engagement ou dans le bon de commande. Leur respect doit être attesté par un organisme accrédité, et cette attestation n’est valable que douze mois au maximum. L’administration peut aussi procéder chaque année à des vérifications par échantillonnage sur les modules mis sur le marché.
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Exonérations et dérogations : quand l’obligation ne s’applique pas
L’obligation n’est pas absolue. Les textes prévoient des cas d’exonération, mais ils doivent être justifiés et documentés. Les principaux sont les suivants :
- Contraintes techniques, de sécurité, architecturales, patrimoniales ou environnementales qui empêchent l’installation.
- Impossibilité de respecter l’obligation dans des conditions économiquement acceptables (les seuils de surcoût sont fixés par arrêté).
- Parking déjà ombragé par des arbres sur au moins la moitié de sa superficie.
- Parking supprimé ou transformé dans le cadre d’une opération d’aménagement autorisée.
- Présence d’un autre procédé de production d’énergie renouvelable sur le parc, à production équivalente.
- Mutualisation de l’ombrage entre parkings adjacents.
- Parkings de poids lourds ou sites à risque technologique, dans les conditions fixées par le décret.
Une exonération repose sur un dossier : étude technique, avis de l’architecte des bâtiments de France lorsque le site est protégé, devis comparatifs, plans. Le préfet peut également accorder un délai supplémentaire, sous conditions.
Sanctions : que risque un parking qui n’est pas en conformité ?
Le non-respect de l’obligation est sanctionné par une amende administrative annuelle. Son montant peut atteindre 40 000 € par an pour les parkings de 10 000 m² et plus, et 20 000 € par an pour ceux de 1 500 à 10 000 m². Elle est reconduite chaque année tant que le parking n’est pas conforme.
L’amende n’est pas automatique. D’après les analyses publiées après le 1er juillet 2026, le préfet adresse d’abord une mise en demeure, avec un délai pour vous mettre en conformité ou justifier une exonération. La sanction n’intervient qu’en l’absence de réponse ou de mise en conformité. Payer l’amende n’éteint pas l’obligation : elle revient chaque année.
Un cadre encore contesté devant le Conseil d’État
Onze fédérations, dont celles de la grande distribution, ont annoncé en janvier 2025 un recours devant le Conseil d’État contre le décret d’application. Elles contestent notamment les délais, jugés irréalistes, et le mode de calcul de la surface, qui inclut les allées de circulation. Au dernier état connu (juillet 2026), l’affaire était toujours pendante.
Entreprises, collectivités, bailleurs : ce que cela change selon votre statut
L’obligation est la même pour tous, mais les contraintes de décision et de financement diffèrent selon votre statut.
Sites commerciaux, logistiques et industriels
Environ 11 000 parkings de plus de 10 000 m² sont concernés.Pour ces sites, l’enjeu immédiat est de sécuriser la commande avant le 31 décembre 2026 lorsque le contrat d’engagement a été signé à temps.
Collectivités : parkings municipaux, équipements publics et concessions
Les collectivités sont soumises au même seuil de 1 500 m² pour les parkings extérieurs de leurs équipements. Deux points demandent de la vigilance : le mode de gestion (régie ou délégation de service public, qui change le calendrier) et le cadre budgétaire du projet.
Le recours à un tiers investisseur est possible, mais le gestionnaire du parking reste responsable du respect de l’obligation. Pour une collectivité soumise au code de la commande publique, les délais de consultation et de passation du marché s’ajoutent aux délais de réalisation, ce qui plaide pour un lancement anticipé.
Bailleurs, copropriétés et propriétaires multiples
Quand le parking dépend d’un bail, d’une copropriété ou d’une propriété démembrée, la question de savoir qui supporte l’obligation et l’investissement doit être tranchée avant le lancement du projet. Le gestionnaire du parking est en général visé, mais un démembrement de propriété appelle une analyse au cas par cas.
À ne pas confondre : les obligations de recharge de véhicules électriques
La loi d’orientation des mobilités (LOM) impose de son côté des obligations de pré-équipement et de points de recharge pour certains parkings. Ce régime est distinct de l’obligation d’ombrières, avec ses propres seuils et échéances. Les deux projets peuvent toutefois être pensés ensemble : Novha Solaire intervient aussi sur les bornes de recharge IRVE.
Comment se mettre en conformité : la méthode en cinq étapes
1. Mesurer la surface réellement assujettie
Partez des plans et des relevés du parking. Les seuils de 1 500 et de 10 000 m² s’apprécient à l’échelle du parc, et le calcul du décret peut intégrer les allées de circulation : quelques centaines de mètres carrés d’écart peuvent changer votre échéance.
2. Qualifier votre régime et vos exonérations
Reprenez le tableau de cet article : date d’existence, surface, mode de gestion, arbres, contraintes patrimoniales. Identifiez ce qui peut justifier une exonération.
3. Choisir le dispositif
Ombrières seules, procédé mixte ou autre dispositif à production équivalente : le procédé mixte réduit la surface d’ombrières, mais ajoute le coût et l’entretien de la végétalisation.
4. Sécuriser le calendrier
Si vous visez le report, vérifiez les dates de contrat, d’acompte et de commande ainsi que la conformité des modules, et anticipez le raccordement au réseau.
5. Financer et exploiter
Investissement direct, tiers-investissement, autoconsommation, revente : chaque montage a des effets sur votre trésorerie et vos responsabilités. Pour les aides et subventions pour installer des panneaux solaires en entreprise comme pour la rentabilité d’un projet solaire en entreprise, consultez nos articles dédiés.
Combien coûte la mise en conformité ?
Le coût dépend de la surface, de la structure, des modules et du raccordement. Les barèmes publiés en septembre 2026 situent l’investissement entre 1 000 et 2 000 € par kWc installé, avec un prix unitaire qui baisse quand la puissance augmente. Ordres de grandeur, hors raccordement et études de sol.
| Facteur | Impact sur le prix |
|---|---|
| Surface et puissance | Le prix au kWc baisse avec la taille de l’installation |
| Structure et fondations | Acier, aluminium ou bois, simple ou double rangée, nature du sol |
| Modules | Rendement, garanties et origine d’assemblage, notamment si vous visez le report |
| Raccordement au réseau | Distance au poste, puissance, délais de traitement du gestionnaire de réseau |
| Contraintes du site | Pente, vent, neige |
| Procédé choisi | Ombrières seules, procédé mixte avec végétalisation ou autre dispositif d’énergie renouvelable |
Illustration, avec des ombrières seules sur la moitié de la superficie :
| Superficie du parking | Surface à ombrager | Puissance indicative | Investissement indicatif |
|---|---|---|---|
| 2 000 m² | 1 000 m² | environ 100 kWc | 120 000 à 140 000 € |
| 5 000 m² | 2 500 m² | environ 250 kWc | 275 000 à 325 000 € |
| 10 000 m² | 5 000 m² | environ 500 kWc | 550 000 à 650 000 € |
Ces montants sont à comparer avec le coût réel de la non-conformité : une amende annuelle de 20 000 à 40 000 € qui se reconduit chaque année et n’éteint pas l’obligation. Seule une étude de faisabilité donne un chiffrage fiable pour votre parking.
FAQ – Loi APER et parkings : vos questions fréquentes
Qui est concerné par la loi APER pour les parkings ?
Les propriétaires et gestionnaires de parkings extérieurs de plus de 1 500 m², existants au 1er juillet 2023 ou créés après le 10 mars 2023 : commerces, sites logistiques et industriels, bailleurs, collectivités. Des exonérations existent, notamment pour les parkings ombragés par des arbres sur au moins la moitié de leur surface ou lorsque des contraintes techniques ou patrimoniales empêchent l’installation.
Comment calculer la surface d’un parking pour la loi APER ?
Le seuil s’apprécie à l’échelle du parc de stationnement, et le décret reprend largement les règles de l’article 101 de la loi Climat pour définir la superficie assujettie. Selon les fédérations qui contestent le texte, la méthode intègre les allées de circulation. Faites mesurer votre parking sur plan : quelques centaines de mètres carrés peuvent changer votre échéance.
Peut-on remplacer les ombrières par des arbres ?
Pas entièrement, sauf cas d’exonération. Depuis la loi Huwart, un procédé mixte est admis : les ombrières couvrent au moins 35 % de la moitié de la surface à ombrager, et des dispositifs végétalisés assurent le reste. Un parking déjà ombragé par des arbres sur au moins la moitié de sa superficie est exonéré.
Que risque-t-on si l’échéance du 1er juillet 2026 est dépassée ?
Le préfet adresse d’abord une mise en demeure. En l’absence de mise en conformité ou de justification, une amende annuelle peut être prononcée : jusqu’à 40 000 € pour les parkings de 10 000 m² et plus, 20 000 € pour ceux de 1 500 à 10 000 m². Elle se reconduit chaque année. Le report au 1er janvier 2028 reste ouvert si les jalons de contrat et de commande sont respectés.
Quelles sont les modifications apportées à la loi APER depuis 2025 ?
La loi Huwart du 26 novembre 2025 introduit le procédé mixte, interdit aux PLU de freiner les ombrières et ouvre un report d’échéance sous conditions. Le décret du 7 septembre 2026 fixe les critères des modules ouvrant droit à ce report : rendement, garanties, empreinte carbone et origine d’assemblage.
Où Novha Solaire intervient-il ?
Novha Solaire accompagne les projets solaires des bâtiments tertiaires, industriels et logistiques en Auvergne-Rhône-Alpes, depuis Lyon. Pour une étude de faisabilité de votre parking, utilisez le formulaire de contact en indiquant la surface et l’adresse du site.
Vous devez mettre votre parking en conformité avec la loi APER ?
Étude de faisabilité, démarches administratives, installation et maintenance : Novha Solaire vous accompagne avec un interlocuteur unique.